Résumé immédiat
De bas en haut : l’âtre où brûle le feu, fermé au fond par le contrecœur ; les jambages et le linteau, qui forment le manteau ; la hotte et l’avaloir, qui collectent les fumées ; le conduit et ses tuyaux de raccordement ; enfin la souche, le mitron et le chapeau, au débouché sur le toit.
Devant un devis, une attestation de ramonage ou une notice, les mots se bousculent : manteau, avaloir, boisseau, souche. Savoir comment s’appellent les parties d’une cheminée aide à comprendre ce qu’un professionnel va toucher, et ce que le texte exige. Le guide le conduit de fumée d’un poêle à bois décrit la partie qui décide de tout : le conduit.
Comment s’appelle le bas d’une cheminée : âtre, contrecœur, jambages ?
L’âtre, ou foyer, est la surface où brûle le bois. Au fond, une plaque de fonte, le contrecœur, protège la maçonnerie et renvoie la chaleur vers la pièce.
De chaque côté, les jambages portent le linteau, la pièce horizontale qui ferme l’ouverture en haut. L’ensemble jambages et linteau forme le manteau, souvent la partie la plus travaillée d’une cheminée ancienne, et la tablette qui le couronne reçoit l’air chaud ascendant.
Sur une cheminée à foyer ouvert, ces éléments sont visibles ; sur une cheminée équipée d’un insert, l’appareil prend la place de l’âtre et le manteau l’encadre. Les éléments d’origine, plaque de fonte ou trumeau, ont une valeur propre et se conservent s’ils sont déposés.
À quoi servent la hotte et l’avaloir au-dessus du foyer ?
À rassembler les fumées et à les guider vers le conduit. L’avaloir est l’entonnoir, maçonné ou métallique, qui se rétrécit au-dessus de l’âtre ; la hotte est le volume qui l’habille, visible dans la pièce.
Leur forme conditionne le tirage d’un foyer ouvert : un avaloir trop ouvert laisse la fumée s’échapper dans la pièce, un avaloir bien dessiné l’accélère vers le haut. C’est la partie que l’on ferme, ou que l’on adapte, quand on pose un insert.
Tout habillage de la hotte garde un accès à ce qui devra être ramoné. Comprendre comment fonctionne une cheminée à foyer ouvert éclaire le rôle de cette zone.
Quelles sont les parties du conduit de fumée : boisseaux, tubage, raccordement ?
Le conduit lui-même, ses boisseaux, son tubage éventuel et les tuyaux de raccordement. Le conduit maçonné est monté en boisseaux, éléments creux empilés ; un boisseau fissuré est le défaut classique des maisons anciennes.
Le tubage est le tube, rigide ou flexible, descendu dans le conduit pour le rendre étanche et ramonable ; sa plaque signalétique, apposée à demeure, en porte les caractéristiques. Chaque changement de direction du tracé s’appelle un dévoiement, et chacun freine les fumées.
Les tuyaux de raccordement relient l’appareil au conduit ; le ramonage les inclut, selon l’article R. 1331-70 du code de la santé publique. En pied, un té de purge ou une plaque d’obturation ferme l’ensemble, et l’article 18 de l’arrêté du 22 octobre 1969 fixe la hauteur du débouché, toujours en vigueur en 2026. Le schéma de tubage nomme chaque pièce.
Comment s’appelle le haut d’une cheminée sur le toit ?
La souche, le mitron et le chapeau, autour du débouché. La souche est la partie maçonnée qui traverse la couverture et dépasse du toit ; le solin est l’étanchéité qui la raccorde aux tuiles ou aux ardoises.
Le mitron termine le conduit, en terre cuite ou en béton, et fait partie de l’ouvrage ; le chapeau, lui, est un accessoire posé au-dessus, qui limite la pluie et les intrusions. Le débouché doit se situer à 0,40 m au moins au-dessus de toute partie de construction distante de moins de 8 m.
Les mots varient selon les régions et les catalogues, et la question mérite une page à elle : souche, mitre, chapeau : comment s’appelle le haut d’une cheminée. La souche de cheminée détaille la règle des 40 cm.
Réponse rédigée par Juan Sola Herreros, Directeur de projets, département Ingénierie, Panadero. Mise à jour le .
Textes vérifiés en vigueur le 27 septembre 2026 : article 18 de l’arrêté du 22 octobre 1969 pour le débouché, articles R. 1331-66 à R. 1331-78 du code de la santé publique pour le ramonage des conduits et des tuyaux de raccordement. Référence professionnelle : NF DTU 24.1, « Travaux de fumisterie — Installation de systèmes d’évacuation des produits de combustion desservant un ou des appareils », version 2020.