Résumé immédiat

En glissant un insert dans l’âtre existant, raccordé à un conduit tubé, avec une amenée d’air et un habillage percé de grilles. Le chantier suit 6 étapes dans un ordre fixe, du diagnostic du conduit à la réception, et l’ouvrage visible, manteau, jambages et linteau, se conserve presque toujours.

C’est la demande la plus fréquente sur les maisons anciennes : garder l’âtre de pierre et arrêter de chauffer le toit. Un feu ouvert envoie l’essentiel de sa chaleur dans le conduit et aspire l’air de la pièce sans contrôle ; le fermer change la combustion, le confort et la consommation de bois. La transformation est presque toujours possible, à condition de prendre les contraintes dans l’ordre.

Que vérifier sur le conduit avant de fermer le foyer ?

4 points : la vacuité du conduit sur toute sa longueur, l’état de la maçonnerie, la section disponible et la hauteur de débouché.

Rien ne commence avant ce diagnostic, et il précède la commande de l’appareil. Le débouché doit atteindre 0,40 mètre au moins au-dessus de toute partie de construction distante de moins de 8 mètres, selon l’article 18 de l’arrêté du 22 octobre 1969 ; beaucoup de souches bâties pour un âtre ouvert sont trop courtes, et la rehausse figure au devis. Sur un conduit à l’historique inconnu, une caméra lève le doute en une visite. Un conduit hors cotes ou trop dégradé oriente vers un poêle posé devant l’âtre, raccordé au même conduit tubé, comme le montre le guide du foyer fermé et de l’insert.

Faut-il tuber la cheminée pour poser un foyer fermé ?

Dans la grande majorité des cas, oui. Un boisseau construit pour un feu ouvert est trop large pour un appareil fermé, et ses joints ont travaillé.

Le tubage apporte 3 choses : l’étanchéité d’un conduit continu, une section adaptée à l’appareil, et une paroi lisse qui se ramone sur toute sa longueur. Rigide sur un conduit droit, flexible sur un conduit dévoyé : le tracé décide, pas la préférence. Le point que personne n’anticipe : le tubage réduit la section disponible, et cette nouvelle section doit rester compatible avec l’appareil visé. D’où l’ordre : on calcule la section nécessaire, puis on vérifie que le conduit peut la recevoir. La plaque signalétique posée en fin de chantier porte ces caractéristiques, selon la NF DTU 24.1 publiée en 2020. Le détail est dans tuber une cheminée existante.

Les 5 étapes d'un tubage de cheminée existante, du diagnostic à la plaque signalétique
Le tubage se fait avant la pose de l’insert, et la plaque signalétique reste à demeure en pied de conduit.

Comment choisir l’insert qui entre dans l’âtre ?

En relevant l’ouverture d’abord, puis en cherchant le modèle qui y entre avec du jeu. La règle est inversée par rapport à une construction neuve.

Largeur, hauteur, profondeur et hauteur sous linteau se relèvent aux points les plus étroits, et la profondeur élimine le plus de modèles : l’appareil doit ressortir pour la maintenance. Les gammes compactes existent pour cet usage, et la reprise de maçonnerie reste possible, au prix d’une modification définitive de l’ouvrage. Le détail des cotes est dans la dimension d’un insert. L’amenée d’air se prévoit au même moment : un appareil fermé consomme moins d’air qu’un âtre ouvert, mais il en consomme, et une maison aux menuiseries récentes ne le fournit plus par ses défauts. Un refoulement à la première flambée a presque toujours cette origine.

Que gagne-t-on une fois le foyer fermé ?

Le contrôle de l’air, la chaleur captée au lieu de partir dans le conduit, et une charge de bois qui dure plus longtemps.

La réception marque le passage : essai de l’appareil devant l’installateur, porte fermée puis entrouverte, remise de la notice, de la référence du tubage et de la facture, photos prises avant fermeture de l’habillage. Le premier ramonage arrive dans les 12 mois, au rythme fixé depuis 2023 pour tout conduit individuel ; il retire moins de matière qu’avant, parce qu’une chambre fermée brûle mieux ses gaz. Les grilles de convection de l’habillage décident ensuite de ce que la pièce reçoit, comme l’explique l’entourage d’un insert. Reste une perte à nommer : la vitre s’interpose, et le rayonnement direct sur le visage disparaît. Beaucoup l’acceptent contre une maison chaude.

Réponse rédigée par Juan Sola Herreros, Directeur de projets, département Ingénierie, Panadero. Mise à jour le .

Textes vérifiés en vigueur le 30 août 2026 : article 18 de l’arrêté du 22 octobre 1969 ; code de la santé publique, article R. 1331-71, régime créé par le décret n° 2023-641 du 20 juillet 2023. Règle de l’art : NF DTU 24.1, « Travaux de fumisterie — Installation de systèmes d’évacuation des produits de combustion desservant un ou des appareils », version 2020.

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