Résumé immédiat
En 2 points : en pied, par une plaque d’obturation qui ferme l’âtre, et en tête, par un chapeau ou une dalle qui arrête la pluie. Entre les 2, une ventilation résiduelle reste ouverte pour que l’humidité ne condense pas dans le conduit. La fermeture est réversible : elle se défait le jour où l’on remet la cheminée en service.
La question se pose dans presque toutes les maisons anciennes : un âtre qui ne sert plus, un conduit oublié, et un courant d’air qu’on ne s’explique pas. Boucher avec un chiffon ou un bloc de mousse ferme le courant d’air un hiver, puis crée d’autres ennuis. Savoir comment fermer, et où, évite de le refaire.
Où se ferme un conduit de cheminée : en pied, en tête, ou les 2 ?
Aux 2 extrémités. En pied, la plaque d’obturation ferme l’espace entre l’âtre et le conduit, et coupe le courant d’air qui ventile la maison en permanence. En tête, un chapeau ou une dalle arrête l’eau et ferme l’accès aux oiseaux, aux guêpes et aux essaims.
La plaque se pose à la base du conduit, là où l’âtre s’ouvre sur lui ; la pièce de tête se choisit démontable, pour le jour où le conduit ressert.
Fermer un seul bout laisse le problème à moitié réglé : un pied fermé sous une tête ouverte reçoit toujours la pluie, et une tête fermée sur un pied ouvert continue d’aspirer l’air chaud du logement. Les 4 options d’une cheminée à l’arrêt, fermer, déposer, remettre en service ou garder en décor, sont comparées dans que faire d’une cheminée qu’on n’utilise plus.
Faut-il rendre le conduit obturé totalement étanche ?
Non : un conduit hermétique aux 2 bouts emprisonne l’humidité. Elle condense, travaille la maçonnerie de l’intérieur, et les taches remontent sur la hotte et le manteau au bout de quelques saisons.
La pratique consiste à ménager une circulation d’air minimale plutôt qu’à sceller, et ce point se précise à l’artisan avant la pose. La règle tient en une ligne : ce qui arrête la pluie se ferme, ce qui laisse respirer le conduit reste ouvert. Le contrôle se fait à la première saison froide : une auréole sur la hotte ou une odeur de renfermé dans l’âtre signalent un conduit fermé trop serré. Empêcher la pluie d’entrer par la cheminée traite la pièce de tête, et le manteau de la cheminée ce qui reste visible dans la pièce.
L’obturation d’un conduit est-elle définitive ?
Non, et c’est son intérêt principal face à la dépose. La plaque se retire, la pièce de tête aussi, et le conduit peut recevoir un insert ou un poêle le jour où l’on décide de chauffer avec.
Cette remise en service passe par un diagnostic du conduit : vacuité sur toute sa longueur, section, hauteur de débouché, et depuis 2023 un ramonage préalable après 12 mois d’arrêt total, avant la première flambée. Côté budget, la fermeture reste l’option la plus légère, 2 pièces et une intervention, là où la dépose engage un couvreur et parfois un maçon.
Peut-on obturer un conduit de cheminée en copropriété ?
Oui, après accord, car le conduit relève parfois des parties communes. Sa condamnation, comme sa remise en service, se demande alors au syndic avant d’engager quoi que ce soit.
La réponse conditionne parfois le choix entre fermer, déposer et remettre en service. Un conduit maçonné participe parfois à la tenue d’un mur, et une souche traverse la charpente : la dépose se décide avec un professionnel, quand l’obturation, elle, ne touche pas à l’ouvrage. En maison individuelle, le seul document à garder est la trace de ce qui a été fait : une photo de la plaque et de la pièce de tête, rangée avec les papiers du logement, évite de redécouvrir le conduit le jour d’une vente. Si la décision tarde, la fermeture provisoire arrête les nuisances immédiates et ne ferme aucune porte pour la suite.
Réponse rédigée par Juan Sola Herreros, Directeur de projets, département Ingénierie, Panadero. Mise à jour le .
Textes vérifiés en vigueur le 30 août 2026 : code de la santé publique, articles R. 1331-66 à R. 1331-78 du code de la santé publique, dont article R. 1331-71 ; article 18 de l’arrêté du 22 octobre 1969 pour la hauteur de débouché.