Résumé immédiat
Oui, à condition d’être sec. Le bois d’olivier est un feuillu dense : il brûle lentement, chauffe fort et laisse des braises qui tiennent des heures. Il vient surtout de la taille des oliviers du Midi. Comme le chêne, il demande un séchage long, fendu et sous abri ventilé.
La question se pose surtout dans le sud de la France, où la taille des oliveraies laisse chaque hiver des branches et des troncs à ne pas perdre. Elle se pose aussi à qui trouve ce bois en vente, en filets ou en sacs, à côté des bûches classiques. Ce que vaut l’olivier dans un poêle tient à 3 choses : sa densité, son séchage et l’appareil qui le reçoit.
Pourquoi le bois d’olivier brûle-t-il si longtemps ?
Parce qu’il est dense, comme le chêne ou le charme. La densité fait la durée de flambée : plus un bois est lourd à volume égal, plus il met de temps à se consumer et plus il laisse de braises.
L’olivier se range donc du côté des feuillus durs, ceux qu’on réserve aux soirées longues et aux nuits. Une charge de quartiers d’olivier bien secs tient le foyer sans rechargement bien plus longtemps qu’une charge de bouleau ou de sapin. La chaleur est forte et régulière, et le lit de braises reste vif au matin. À l’opposé, les résineux et les bois tendres lancent le feu et s’éteignent vite. Le classement complet est dans le meilleur bois de chauffage, essence par essence.
Combien de temps sécher le bois d’olivier avant de le brûler ?
Comptez 2 ans, fendu, sous abri ventilé et surélevé. Un bois dense perd son eau lentement, et l’olivier demande la même patience que le chêne.
Brûlé trop tôt, il déçoit : flamme basse, vitre qui brunit, dépôt gras dans le conduit. Le fendage change tout, parce qu’une bûche gardée ronde met 2 à 3 fois plus de temps à sécher. Les quartiers d’olivier, souvent noueux, se fendent plus volontiers quand le bois est encore vert, juste après la taille. Le test qui tranche reste le testeur d’humidité, planté au cœur d’une bûche fendue : sous 20 %, le bois est prêt. L’abri qui convient est décrit dans stocker son bois de chauffage.
L’olivier convient-il à un poêle à bois ou à un insert ?
Oui, dans un foyer fermé et bien conduit. Un poêle ou un insert tire le meilleur d’un bois dense : porte fermée, air réglé, la combustion reste complète et la chaleur part dans la pièce.
Une précaution vaut pour toute essence lourde : ne pas surcharger. Une charge d’olivier libère beaucoup d’énergie sur la durée ; 2 ou 3 quartiers suffisent là où l’on mettrait davantage de bois tendre. Le lit de braises, généreux, relance une bûche posée dessus en quelques minutes, sans allume-feu. Le ramonage annuel, imposé depuis 2023 sur tout conduit individuel, se passe ensuite sans surprise : un bois dense et sec laisse peu de dépôt. Le guide quel bois de chauffage brûler dans un poêle à bois rappelle que la siccité passe avant l’essence.
Où trouver du bois d’olivier, et à quel prix ?
Surtout dans le Midi, auprès des oléiculteurs et des revendeurs locaux, après la taille d’hiver. Ailleurs, il se vend en petits conditionnements, en filets ou en sacs.
Le prix n’a pas de repère national fiable : il dépend du conditionnement, de la longueur, de l’humidité annoncée et surtout de la distance de livraison. Un bois dense acheté sec et local reste le plus économique au kilowattheure ; le même bois expédié loin et vendu au sac coûte bien davantage à chaleur égale. Le bon réflexe est de comparer à volume et à humidité identiques, avec une mesure faite devant soi à la livraison. Quel bois brûle le plus longtemps situe l’olivier face au chêne et au hêtre.
Réponse rédigée par Juan Sola Herreros, Directeur de projets, département Ingénierie, Panadero. Mise à jour le .
Textes vérifiés en vigueur le 30 août 2026 : code de la santé publique, articles R. 1331-66 à R. 1331-78 du code de la santé publique, dont article R. 1331-71. Régime créé par le décret n° 2023-641 du 20 juillet 2023. Faits sur les essences repris des guides du cocon, vérifiés le 27 septembre 2026.